ecume & effluve de l'imaginaire

nouvelles émanant de mon esprit - l'amour, la mort, la solitude en sont les principaux thèmes.

01-26-2008

le mal par le mal

Dans un minuscule restaurant, perdu au milieu de la ville, je mangeais face à elle. Elle n’était pas très jolie mais assez plaisante pour discuter, et plus si affinité.

Elle était souriante, mais je devais toujours entamer la conversation, musique, art, littérature… avec l’aide de quelques silences, elle répondait. Mais c’est moi qui dirigeais le débat. Chef d’orchestre, je la dirigeais où je le souhaitais. – piano, football, avenir, peinture, rock, humour, mort… Je régulais la conversation à ma guise afin qu’il n’y ait des silences uniquement lorsque je le décidais. Ceci jusqu’à…

En pleine conversation, j’entendais sa voix. Pas celle de mon invitée, non, celle qui hante mon esprit. D’ailleurs, peut-être est-ce mon esprit que j’entends. Je ne savais pas. Le son de ses cordes surgit là comme ça, parce que je suis en face d’une autre fille qu’elle pour la première fois. Ca ne peut être que moi qui fabule. Le destin ne serait pas aussi cruel. Mais quand même, c’était sa voix, je tournais les yeux. Je tournais la tête, cheveux, taille, cou yeux nez, je cherchais une différence mais non, je devais me rendre à l’évidence, c’était bien elle. Je ne sais pas ce qui s’est passé durant les secondes qui suivirent. Black out. Image fixe, aucun son. Mes cinq ans avec elle défilaient dans mon crâne, comme la vie avant la mort. Quand je revenais à moi, elle allait s’asseoir quelques mètres plus loin, après avoir posé ses joues contres les miennes, une simple bise muette.

A ma table, le silence envahissait l’entre-chaise. On n’entendait plus que le brouhaha des tables voisines. J’en avais une boule au ventre. Mon cerveau avait buggué, celle face à moi avait était omise.

Elle me demandait si ça allait, je lui répondait oui, ne t’inquiète pas. Je n’en pouvais plus, d’elle et de cette question qu’elle me posait incessamment. Intérieurement je bouillonnais, la pression montait. Je ne savais plus quoi faire pour m’en débarrasser quand elle rajoutait « T’es sûr, ça n’a pas l’air d’aller.»

Je tournais ma tête dans sa direction. Les muscles de mon visage se crispaient. Je pivotais légèrement ma tête sur le côté, tordant ma mâchoire….

Mes mains allaient à sa gorge. Je mis toute ma puissance dans mes doigts. Par chance, la force ne faisait que crispaient mes mains qui tremblaient. Je ne l’ai pas étranglée. J’en avais des sueurs.

Elle, ne réagissait pas. Je retirais mes mains de son cou. Je les regardais en pleurant. Avec une voix de pleurnichard, je lui demandais de se casser. Ce qu’elle fit. En toute timidité, navrée de ce qui s’était passé.

Je ne la regardais même pas partir, je dirigeais mon regard vers l’origine de cet incident.

Longtemps après, je la voyais sortir. Elle aussi m’avait vu. Elle venait à moi. S’immobilisait à ma hauteur, fumait une taff, en me recrachant son écume à la gueule. Voulait-elle coucher avec moi ? Ma tête demeurait droite. Nos deux regards s’affrontaient en face à face. Elle cédait la première, je restais droit, fier comme un bronze. Elle aspirait une dernière fois sa cigarette qu’elle jetait à terre. Et s’en aller.

Je la regardais, voyais son cul tanguant de droite à gauche. Un sourire venait se dessiner sur mon visage. Je n’en voulais plus. Je rentrais à ma voiture, satisfait de cette soirée, et désolé pour les deux.

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12-29-2007

là, est la mort

J’étais dans ma chambre, allongé sur le lit, le drap blanc remonté au bas de ma bouche. Une personne, en blouse blanche venait à moi, sans que j’eu besoin de l’appeler. Elle venait d’elle-même. Je ne savais pas qui était ce. Qu’est-ce qu’elle voulait ? Elle s’avançait vers moi. Elle fit deux pas, les traits de son visage s’éclaircissaient. Derrière la longue barbe, je reconnaissais le professeur qui m’avait examiné. Il venait là pour me donner les résultats, me dire que dans une semaine je serai debout ? Qu’il faudra attendre un peu, mais dans un mois je pourrai aller pécher ?! Accompagné bien entendu ! Me dire quoi, que je vais crever, que je vais souffrir… Qu’est-ce qu’il pouvait bien me vouloir, pourquoi n’a-t-il pas attendu que je vienne chercher son putain de rapport moi-même, ou ma femme. Non, il a voulu venir. Et quand il partira, il faudra peut-être que je le remercie. Il faudra peut-être que je sorte du lit pour lui offrir un apéritif. Que je demande à ma femme d’être gentille avec lui de lui faire ce qu’il veut ! Pour qui se prend-il. J’ai encore m’a dignité MONSIEUR ! Cette dernière phrase s’échappa à voix haute. Il répondit d’un air calme

«

-         Je sais Monsieur, c’est pour cette raison que e prend la peine de venir jusqu’à votre chevet.

-         Allez-y, dites moi

»

Il alla pour me dire, mais je le priais de venir prononcer ses paroles dans mon oreille. Chose qu’il fût. Une fois sa tâche accomplie, le silence s’installa. Il alla pour me dire quelque chose, me réconforter sans doute. Je l’interrompis. Que silence soit fait. Je le priais de repartir, sans rien dire à ma femme, de l’appeler aussi. Qu’elle vienne voir son mari, sur son lit de mort. Lit de mort pour qui ? Il allait repartir.

« 

-         Hé, docteur,

-         Oui ?

-         Vous pouvez me rendre un service ?

-         Oui, lequel mon petit ?

-         Passez moi cela aussi !

-         Cela, non, pourquoi faire ?

-         Docteur, donnez moi cet objet. Il y a écrit mon nom sur la lame, regardait. Ce couteau m’est chèr.

»

Sans rien dire, la tête baissée, poussé par la compassion, le docteur  suivait mon ordre et sortait, ma femme arrivait d’un air interrogé.

Elle s’approchait de moi. Même triste, car elle s’inquiétait. Allez viens, lui dis-je.

Sa démarche était frêle. Elle tremblait sans savoir pourquoi, quand elle saura… saura-t-elle ? En venant à moi, ses mains touchaient presque le sol, tant ses bras étaient ballant. Ses yeux avaient les traces de ces mois d’insomnie. Les poches sous ses orbites étaient presque en contact avec ces lèvres si belles et fermes jadis. Elle s’assied à hauteur de mon épaule. Sa main venait à me caresser le visage. Quand elle sentit ma peau, elle tombait en sanglot dans mes bras. Je sorti du draps ma main saisissant la lame ouverte.

A quoi cela servirait-il de lui dire ? Pour qu’elle soit encore plus effondrée ? Pour quelle raison vivrait elle encore ? Pour me pleurer jusqu’à la fin de ses jours ? Pour s’apitoyer sur son sort, le mien, toute la vie ? Cette vie aux couleurs de la mort !

Toute manière, elle n’aura plus jamais le sourire, alors pourquoi vivre ? Juste pour que son cœur aille au bout de lui-même, juste pour qu’elle se demande pourquoi elle n’a pas pu se suicider au moment de ma mort ? Je vais te la donner mon amour, ne t’inquiète pas, tout va s’arranger, et qui sait ? On se retrouvera peut-être la haut, on n’a rien fait de mal.

Alors que ses sanglots redoublés, le couteau  monta au-dessus des ses omoplates.

Du coin de son œil, elle vit la lame, et ne broncha pas.

A voix basse, dans le creux de son oreille, je lui susurrais «  Inclinons nous, la mort est là. Là, est la mort, mais n’ait pas peur » Je la poignardais.

Elle est si belle, quand elle ne pleure pas.

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08-11-2007

le punch était trop bon

C’était 3h du matin, j’étais dans cette rue toute grise, j’avais faim, j’avais soif, je crois que je voulais entrer chez moi. Chez moi, juste en haut de l’immeuble, au plus profond de cette rue si noire. Je sortais mes clefs de la poche, mais celles-ci tombaient à terre. Le bruit métallique me cassait les tympans. En me baissant, afin de les ramasser, je m’écrasais au sol. « Je crois que le punch était trop bon » me suis-je dis.

A 19h, jamais je n’aurai imaginé me retrouver avec une merde de chien contre le nez, sur ce trottoir du bas de chez moi. Le punch était bon. Voilà la seule explication à cette scène improbable 8heures au paravent.

Toujours est il que je ramassais mes clefs, tombées dans ce crotale. J’avais les mains pleines de merde. J’ouvrais péniblement la route, en raison de la serrure qui tournait dans tous les sens pour pas que j’y introduise la clef. La clef, je ne savais même pas laquelle était-ce.  Un voisin descendit pour m’ouvrir, en raison du vacarme, sans manquer de m’insulter, moi, et mes putains de morts… sans déconner, qu’est-ce qu’ils en ont à battre mes morts que je fais du bruit. ET qui c’est ce type qui se permet de dire tout ça parce qui m’ouvre. Je ne lui ai rien demandé, ça me dérange pas de réveiller lui et sa cinglé de femme que je me suis tapé…. Je crois que je sors de l’histoire. Bref, je montais à ma chambre, marche après marche, étage après étage, sans oublier de me cogner la tête qui rebondissait contre le mur qui me servait d’appui. A peine à mon étage, je me retrouvais déjà dans mon lit, même pas lavé, même pas déshabillé. Je m’en dormais.

Puis, l’odeur, à moins que ce soit le ventre vide, me réveillait. Les yeux fermés, je tendis mon bras pour demander à ma chérie de m’aider, à faire n’importe quoi, me nourrir, m’hydrater,…je ne sentais que le drap. J’étendais le périmètre de recherche, je m’enfonçais sur l’oreiller.

Je me retournais sur le dos, et pensais à cette soirée. J’étais parti avec ma copine, Au fur et à mesure que la soirée avançait, je la voyais s’éloigner, à moins que ce soit ma tête qui montait. J’ai parlais à tellement de gens, j’ai bu tellement de verre, qu’elle est sortie de la réception sans que je puisse la voire. Quand j’ai remarqué ce manque, je sortis ma main, la même qui a ramassé les clefs, d’une culotte. Je sortais de cette salle et allais chez moi.

Le punch était bon, voilà pourquoi je suis seul et dégueulasse.

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05-05-2007

Comme l'OTS

Certains diront que je suis un lâche, je voulais juste vous racontez cet événement.

Il y a encore quelques jours ; ma famille était heureuse, ma sœur était enceinte. Moi, je errais sans trop savoir où aller, le cœur encore déchiré.

Je ne pensais qu’à ma première, et seule chérie. Elle ne voulait plus de moi, me haïssait. Je n’en pouvais plus, et ne me voyais avec aucune autre fille. J’avais d’un tel mal être que les frissons me saisissaient en pleine chaleur, la tête tournait sans cesse, je gerbais sans être malade, il fallait que j’en finisse. Mais voilà, j’ai failli crever quelques années au par avant, et de ce fait, j’ai vu la peine sur ma mère, mon père, la famille, les amis. Je ne pouvais pas leur faire ça. Ce serait égoïste au possible. Alors, je me suis mis en mode veille. Je faisais semblant d’apprécier la vie, quelques fois je poussais un sourire prolongeait en m’exclamant « Elle est belle la vie quand même » avec une ironie cachée. Mais plus ça allait, plus cela devenait difficile. J’allais craquer d’une soirée à l’autre.

Ma sœur, elle, continuait sa grossesse. Elle était belle ma sœur, et grosse aussi. Mais très belle. Je ne l’avais jamais vu avec un aussi joli sourire. Elle ne savait pas le sexe, et ne désirait pas le savoir. Elle voulait attendre la naissance pour le découvrir.

Elle était si belle ma sœur, c’est une chance qu’elle soit morte ainsi. Une femme défunte, enceinte d’un défunt au paradis. Vous croyez que cet embryon y est, au paradis.

En effet, suite à des contractions anormales et trop forte, alors qu’il était formé et prêt à sortir d’un jour à l’autre, le bébé est mort.

Ma sœur et toute la famille étaient dans un désarroi inimaginable. On ne pouvait pas en sortir. A quoi bon en sortir, ils allaient en refaire un ? L’occasion était trop belle pour moi. On ne se quittait plus, leurs larmes se mélangeaient aux miennes. Au cours d’un repas, je prononçais « Vous ne le surmonterez jamais. On à qu’à se foutre en l’air, tous ensemble. Il n’y aura pas de malheureux, toute façon, on ne sera jamais plus heureux. » Autour des bouteilles de rouge, on continua à parler de ça, sans jamais le prononcer. J’allais organiser un SUICIDE COLLECTIF.

J’avais entendu cette expression pour la première fois quand il fût organiser par l’OTS, l’ordre du temple solaire. On retrouva des tas de corps disposaient en cercle, tous calcinaient. Le notre n’aura pas de nom, et sera composé de cinq corps. Cinq est mon chiffre fétiche, j’allais pouvoir avoir une mort pas comme tout le monde , elle est belle la vie quand même

Pour opérer, j’avais tout d’abord pensé à imiter l’OTS. Mais qui aurait mis le feu ? La seconde idée, était que l’on presse simultanément sur une arme, une seringue. Mais voilà, la simultanéité n’est pas de ce monde, puis si une âme trop faible ne presse pas, elle aurait été détruite encore plus. 

En fait, mon plan était simple, il suffisait de prendre un banc pour tous, et une corde par personne.

On rentrait dans la salle. J’avais placé un banc sous la poutre, et posé cinq cordes identiques à distances égales.

On entrait dans la salle sans un bruit, même les mouches étaient silencieuses. Parler ne servait plus à rien, on devait agir pour la dernière fois.

On montait sur le banc en même temps, chacun attaché sa corde avec application en faisant, plusieurs nœuds. Je les ai regardés faire. Cela était magnifique.

Les quatre visages étaient fermés, les yeux fixaient vers la poutre. Quand ils ont fini, la tête baissée, ils se tournaient vers le mûr. C’étai à moi de faire basculer le banc mais ne le faisait pas, je n’avais plus de force. Mes muscles étaient tétanisaient, les goûtes de sueur coulaient dans mes yeux. Mes yeux me piquaient, qu’est-ce que j’allais faire mon di… mes lecteurs, qu’est-ce que j’allais faire.

Oui, toi Nini, oui toi qui est morgane des fées, qu’est-ce que j’allais faire toi qui est de l’outre monde, peux tu me dire – qu’est-ce que j’aurai dû faire, je les ai tués.

Ma mère dirigeait son regard vers moi et vu que la corde était toujours dans mes mains, ses lèvres bougeaient « Quelqu’un d’autre peut le faire, il n’y arrivera pas ». « C’ETAIT UNE FILLE » Et le banc le banc a roulé jusqu’au mûr.

Ma mère m’a sauvé la vie, ma sœur leurs a prises. Pourquoi a t elle fait ça ? Il était encore temps de changer d’avis. Pourquoi soeurette, pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi ? Dis le moi ma sœur.

Maintenant, je suis là, avec vos quatre corps sous les yeux. J’arrive, attendez moi.

A ceux qui liront cette lettre… adieu.

Post écriture : si jamais quelqu’un de la famille lit ce texte (déjà, ne le répétait à personne) et ------- Je sais, j’ai pas un esprit normal, comment puis je penser à ça. Alors que dans quelques moi ma sœur chérie va accoucher. Je suis désolé, ce n’est pas de ma faute, mais j’associe tout à la mort, c’est triste, je sais. Désolé. J’aurai pu cacher cette idée, la masquer – mais cacher ne sert à rien, autant tout dévoiler. Je ne vais quand même pas me mentir à moi-même, je l’ai tellement fait, me mentir, me dire que je n’aime pas telle personne. – Puis le plus important et que ceci reste une histoire. Ma sœur, je t’aime.

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01-02-2007

rêve, j'arrive

Je pensais m'être couché, mais je ne sais pas comment, ni pourquoi d’ailleurs, j’ai atterri là-bas. Enfin, atterrir est un grand mot, je ne le savais pas encore mais j’étais «underground » sur la ligne centrale, « central line », du métro londonien

Naturellement, le wagon était plein à craquer et je n’avais que mes jambes pour supporter mon poids.  Envahi par la chaleur et les odeurs corporelles, je commençais à pester après les gens. Je ne savais pas ce que je foutais là, je changeais de voiture pour aller à une autre qui était toute aussi peuplée. Il devait y avoir des dizaines de lignes. A chaque arrêt, deux, trois se regroupaient, et moi je ne savais laquelle prendre pour fuir. Je suivais les écriteaux en anglais, autant dire que je tournais en rond.

Je finis par m’asseoir sur un banc, à côté d’un clochard qui cuvait ses bières. Je respirais un grand coup, avec la bouche afin de ne rien sentir. C’est ainsi qu’instantanément, je lis « way out ». « Chemin » « Sortie » J’étais sauvé. Sauvé ?? Retourné chez moi, dans la chambre vide et me retourner contre personne dans des draps défaits ? Non, mais j’allais être sauvé.

Je suivais donc « way out ». Dans un couloir, je sentais, derrière moi, une présence. Je me retournais et vu personne. Je continuais, prenais une rame, toujours cette sensation, toujours personne. Je décidais de prendre l’escalator et là !

Et là, je me retournais, vu son visage, vu toutes les fois où je m’étais déjà retourné mais là, je l’ai démasquée. Je préfère ne pas la décrire pour ne pas nuire à sa beauté. Je repris mon chemin en la sentant près de moi. Je n’en suis pas sûr, mais je crois que nous parlions par onde. Nous nous charmions par télépathie sans même la contrôler. Puis arriva ce qui arriva, l’endroit où toutes les lignes se séparent. Certaines montaient, d’autres descendaient pendant qu’une ou deux allaient à droite, à gauche. Je ne savais quel chemin choisir pour être avec elle. Je tournais à droite, au hasard, mais elle allait tout droit et pris un escalator. Je l’ai vu monter tout doucement, elle s’éloignait de moi. Je ne l’apercevais plus. Pendant quelques secondes, qui m’ont paru des heures, je restais figé. Elle, elle s’éloignait. Peut-être que je ne maîtrisais pas la télépathie. Soudain, comme si je recevais un signal, je fis demi-tour et courrais sur ses traces. Depuis ce temps, elle avait sûrement dû prendre un wagon et partir dans une autre banlieue. Mais je courrais, des gens me tamponnaient, ou c’était moi qui leur rentrais dedans Du coup, je tombais, à terre ou sur les rails. Je me relevais et cavalais, tête baissée, de plus belle.

Je prenais un nouvel escalator. C’est là que… en me redressant, je ne sais pas comment le décrire mais… je l’ai revue, elle m’attendait. Sa vision me fit m’arrêtait, je me laissé élever par l’engin mécanique. J’arrivais à elle, me plantais devant elle. Sans s’embrasser, sans dire un mot, on a continué, les mains liées, le chemin, lequel ? Le sien, le mien… Le notre. Toujours des virages à droites, à gauche, des escaliers qui descendent, mais nos mains se touchaient, c’était le plus important. On aurait pu aller à Rome, mais les tunnels nous suffisaient

Puis, simultanément, nos jambes se sont plantées. On s’est tourné l’un vers l’autre. On s’est regardé, on allait pour s’embrasser… On allait pour s’embrasser, on ne l’a pas fait.

Pourquoi je me suis réveillé ? Pourquoi je t’aime ? Pour quoi je pense à toi ? Pourquoi tu n’existes pas.

Je veux vivre dans mon rêve. Dit ! Est-ce tu m’aimes ?

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12-18-2006

un repas

Il est là assis, en face d’elle. Il s’attendait à entendre ça un jour ou l’autre. Il le cherchait bien, On pourrait même dire que c’est lui qui a mis ces mots dans ce sac en faux cuir. Cependant, il ne pensait pas qu’elle s’en servirait. Comment aurait-il pu ? Il se croyait intouchable. Donc ce soir là, il entendit cette phrase. Elle était assise en face de lui. A l’instant où elle prononça cette séquence de mot, il l’a vue toute floue. Les paroles propageaient par sa langue n’étaient plus audible, similaire aux ondes d’une radio mal réglée. Elle parlait une langue qu’il ne voulait pas comprendre. Il ne comprenait pas ce visage où il ne put apercevoir une expression amoureuse. Seulement tendre, amicale, comme un trophée du fair-play que l’on donne aux petits joueurs qui finisse dernier d’un tournois. Elle, innocemment, continuait de parler, mais il ne pouvait plus écouter, le son était étouffé par cette radio déréglée en temps de guerre. Les mots se fracassaient contre son crâne qui résonnait. Il aurait aimé le plier en dix, en mille, en dix milles, afin de ne plus être ébloui par cette absence d’amour, de ne plus être martyrisé par ces mots, ses mots. Il fermait les yeux, l’eau en profitait pour se faufiler à travers ses yeux, couler sur son visage puis tomber dans son verre. La jeune fille continuait d’expliquer mais l’eau coulait, le barrage s’était effondré, ça jaillissait à flot, bientôt le verre débordera. La fille se tut mais la radio déréglée ne désamplifiait pas, elle saturait même. Il voulait se redresser, il voulait partir. Mais ses pieds étaient cimentés. Il ne puit se relever, à jamais.

L’histoire dit qu’il resta jours et nuit à cette table, en pleurant sans discontinuité, dans l’attente qu’elle revint. Des fouilleurs auraient trouvé son squelette, entièrement déshydraté.

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12-02-2006

ombre

Le couple se tenait la main. Moi, assis sur le banc d’en face, je les regardais. Je me disais… non, je ne me disais rien, je les enviais en silence, je l’enviais. J’étais jaloux, le type était à ma place, il ne le savait même pas. Puis, ils se sont disputés, je voulais qu’elle le baffe, qu’elle le tue. Tout comme je l’ai été.

Par la suite, je l’aurai aidée à s’en fuir sous la pluie, à l’abri de toutes menaces. Dans un café, autour d’un thé. La fumée de celui ci s’échapperait au travers de sa frange. Les gouttes de pluie couleraient le long de son visage, ses lèvres bougeraient pour me dire : alors tu vas bien ? Oui, elle m’aurait reconnu, elle pleurerait. Je n’aurai rien répondu, un simple sourire en l’admirant. Le silence serait maître. Alors on se serait regardé. Puis, debout, nous aurions marché jusqu’à chez moi. Enfin, on allait pouvoir être HEUREUX. Pas heureux, on est content, non, heureux, il n’y a rien à dire, rien à faire, juste à sentir, on est heureux.

En fin de compte, elle ne l’a pas tué. C’est moi qui l’ai fait. Je me suis levé, calmement, sereinement, je m’approchais. J’attendais qu’elle lui mette une gifle, mais celle ci n’est pas venue. Elle ne l’aimait pas assez, pas comme elle m’aimait. Alors je me suis concentré, allié ma haine à mon amour, j’ai crié : vas-y, bute le. Elle s’est retournée, ne m’a même pas vu. J’ai sorti le gun. Elle se retournait de nouveau, oui elle me voyait, me reconnaissait. Je tirais. Elle essaya de me gifler. Sa main passait au travers de mon visage. Elle m'aime. Mais je ne suis plus qu’une ombre.

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11-24-2006

elle

Je ne sais plus comment, ni pourquoi d’ailleurs, j’ai atterri là-bas. Enfin, atterrir est un grand mot, je ne le savais pas encore mais j’étais «underground » sur la ligne centrale, « central line », du métro londonien

Naturellement, le wagon était plein à craquer et je n’avais que mes jambes pour supporter mon poids.  Envahi par la chaleur et les odeurs corporelles, je commençais à pester après les gens. Je ne savais pas ce que je foutais là, je changeais de voiture pour aller à une autre qui était toute aussi peuplée. Il devait y avoir des dizaines de lignes. A chaque arrêt, deux, trois se regroupaient, et moi je ne savais laquelle prendre pour fuir. Je suivais les écriteaux en anglais, autant dire que je tournais en rond.

Je finis par m’asseoir sur un banc, à côté d’un clochard qui cuvait ses bières. Je respirais un grand coup, avec la bouche afin de ne rien sentir. C’est ainsi qu’instantanément, je lis « way out ». « Chemin » « Sortie » J’étais sauvé. Sauvé ?? Retourné chez moi, dans la chambre vide et me retourner contre personne dans des draps défaits ? Non, mais j’allais être sauvé.

Je suivais donc « way out ». Dans un couloir, je sentais, derrière moi, une présence. Je me retournais et vu la foule mais personne en particulier. Je continuais, prenais une rame, toujours cette sensation, toujours personne. Je décidais de prendre l’escalator et là !

Et là, je me retournais, vu son visage, vu toutes les fois où je m’étais déjà retourné mais là, je l'ai démasquée. Je préfère ne pas la décrire pour ne pas nuire à sa beauté. Je repris mon chemin en la sentant près de moi. Je n’en suis pas sûr, mais je crois que nous parlions par onde. Nous nous charmions par télépathie. Puis arriva ce qui arriva, l’endroit où toutes les lignes se séparent. Certaines montaient, d’autres descendaient pendant qu’une ou deux allaient à droite, à gauche. Je ne savais quel chemin choisir pour être avec elle. Je tournais à droite, au hasard, mais elle allait tout droit et pris un escalator. Je l’ai vu monter tout doucement, elle s’éloignait de moi. Je ne l’apercevais plus. Pendant quelques secondes, qui m’ont paru des heures, je restais figé. Elle, elle s’éloignait. Peut-être que je ne maîtrisais pas la télépathie. Soudain, comme si je recevais un signal, je fis demi-tour et courrais sur ses traces. Depuis ce temps, elle avait sûrement pris un wagon et parti dans une autre banlieue. Mais je courrais, je courrais, des gens me tamponnaient, ou c’était moi qui leur rentrais dedans Du coup, je tombais, à terre ou sur les rails. Je me relevais et cavalais, tête baissée, de plus belle.

Je prenais un nouvel escalator. C’est là que… en me redressant, je ne sais pas comment le décrire mais… je l’ai revue, elle m’attendait. Sa vision me fit m’arrêtait, je me laissé élever par l’engin mécanique. J’arrivais à elle, me plantais devant son effluve. Sans s’embrasser, sans dire un mot, on a continué, les mains liées, sur le chemin, lequel ? Le sien, le mien… Le notre. Toujours des virages à droites, à gauche, des escaliers qui descendent, mais nos mains se touchaient, c’était le plus important. On aurait pu aller à Rome, mais les couloirs du métro londonien nous suffisaient

Puis, simultanément, nos jambes se sont plantées. On s’est tourné l’un vers l’autre. On s’est regardé, on allait pour s’embrasser… On allait pour s’embrasser, on ne l’a pas fait.

Je me suis réveillé. Pourquoi ? Pourquoi je t’aime ? Pour quoi je pense à toi ? Pourquoi tu n’existes pas ? Pourquoi, je ne peux pas vivre dans ce rêve.

Et toi, m’aimes tu ?

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11-16-2006

Dans un metro

J’étais dans le métro, voilà la seule chose que je savais. Le quartier, la ligne, aucune idée. Non, j’étais perdu, j’étais bien. Assis sur un siège moelleux, la tête contre la vitre, j’entendais, je sentais les vibrations des rails. Cela me berçait, m’emportait ailleurs. Je ne savais plus où je devais aller, et je crois bien que je m’en fichais. La chaleur humaine entrait dans ma veste. J’aurais voulu ne jamais voir ça.

Je croisais le regard d’une fille, profond, lumineux…beau, tout simplement. De mes yeux, je la fixais, elle ne détournait pas les siens, pointés sur moi. Ces quelques instants m’ont paru une éternité. Puis elle s’approcha de mon siège, s’assit, mon cœur battit la chamade. Je commençais à transpirer, à transpirer d’une sueur chaude, douce. Je ne parlais pas, de peur de ne pas articuler mes mots. On arrivait à la station de la mairie, elle m’adressait la parole. Elle échappa un chewing-gum, que je n’avais remarqué, de sa bouche «  Oh ! Tu bouges ici ? » Pourquoi n’a-t-elle pas fermé sa gueule.

Sans répondre, je descendais, elle me suivait. Je restais immobile devant le wagon, la dévisageant, je me demandais pourquoi elle ne s’était pas tue, ou eu de la classe, ah ouais ça aurait été bien, de la classe. On se serait marié durant l’été prochain...

Un nouveau métro allait arriver. Une pression arrivait dans mes bras, je voulais la jeter, qu’elle sente la violence de sa sale voix. Que l’extérieur, fin de son visage, ait les cicatrices, les balafres, de son chewing-gum. Ou bien peut-être, fallait il que ce soit moi qui m’échappe de ce monde brutal. Mes jambes en tremblaient d’envie, ou de peur. Le véhicule s’approchait, je clouais mes jambes, je retenais mes bras, mon visage se crispait. Mes yeux larmoyants essayaient de la pousser mais non. Le métro s’arrêtait à moi, elle était toujours là. Les portes s’ouvrirent, les gens descendaient et passait entre elle et moi sans même nous regarder. La foule s’éclipsait, elle s’était volatilisée.

Si je la retrouve. Je crois bien que je la tuerai, avec mes mains. Je l’étranglerai que je puisse voir son vrai visage dégueulasse… Non, j’espère que ses cordes se seront métamorphosées, elle aura une jolie voix, et de la classe, on se mariera….

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10-28-2006

QUE TOI, que moi... juste nous

Alors que veux tu. Que je me scarifie les veines. C'est déjà fait. Regarde. N'ais pas peur. Cette vision te trouble, c'est simplement mon amour qui s'est inscrit sur les bras. Je me les arracherai si tu ne veux pas voir ça. Je te porterai sur mes épaules. On gravira la Sainte-Victoire. Ce sera notre jardin. On apparaîtra sur les tableaux de Cézanne. On entendra les petits oiseaux chantaient pour nous. On verra alors de petits écureuils courir à nos chevilles. Ils monteront sur nous, te feront des petits bisous. T'auras sans doute peur des maladies, la peste tout ça, mais ne t'inquiète pas, à nous deux, on est invincible. Je tiens le monde dans mes bras. Je n'en aurai plus ? Il n'y aura plus de monde. Il n'y a que toi, il n'y a que moi. Ne pense plus aux autres. Les autres sont dans ce monde qui n'existe plus. Et même s'il existe encore. Qu'est-ce qu'on s'en fout, je te porterai dans mes bras. Tu n'aimes pas ça, ce n'est pas un problème. Je te tiendrai la main. Allez, viens. N'ais pas peur, mon amour. Regarde ces lettres, entend ma voix les prononcer. Non, je ne suis pas dieu, non, tu n'es pas Jeanne D'Arc. T'es bien plus. Délivre nous des griffes du désespoir. Je suis ton arme. Laisse moi me jeter sur toi. Pas à tes pieds, non, je ne serai pas à tes pieds. Je serai tes pieds. Je te guiderai. Je te porterai… Je serai ton homme, tu seras ma femme. Nous serons Nous.

Posté par stepart à 16:41 - nouvelles - amour et desamour - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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